Arts et Littérature

Chant des portes et du miroir

Daat, souffle caché,
au centre des Sefirot tu respires.
231 Portes, éclairez le chemin,
que chaque lettre devienne vibration,
que chaque vibration devienne monde.

Kusanagi-no-Tsurugi, lame du silence,
tranche les ombres qui prétendent exister.
Yasakani-no-Magatama, joyau des cieux,
ouvre le cœur à la compassion sans fin.
Yata-no-Kagami, miroir sans bord,
révèle le souffle qui jamais ne s’éteint.

Musubi, fil invisible, noue et dénoue,
tresse les mondes dans la spirale du souffle.
Daat se penche, regarde, et dit :
« Celui qui cherche a disparu ;
ce qui reste est le reflet unique,
la lumière sans nom, la musique sans fin. »

Sefirot, dix étoiles liées,
dansez dans la clarté de l’invisible.
Que la colonne de gauche tranche,
que la colonne de droite offre,
et que le milieu, Daat, unisse tout.

231 Portes, élevez-vous !
Chaque permutation est un souffle de vie,
chaque souffle est un chant du monde.
Lumière dans la lumière, vibration dans la vibration,
respiration dans la respiration.

Épée, Joyau, Miroir,
trésors de Shinto, trésors du cœur,
dansez avec le vent des lettres,
dansez avec l’éther des formes,
dansez avec le silence primordial.

Musubi revient,
spirale qui jamais ne se termine,
et le souffle unique se déploie,
en onde, en onde, en onde…
Daat s’incline, les Portes s’ouvrent,
et le Tout chante sans voix,
le Tout vit sans nom,
le Tout est présent.

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