Une forme insidieuse de l’antisémitisme ambiant consiste à surmédiatiser toute “faute” supposée d’Israël, même lorsqu’il s’agit de fausses nouvelles. Mais ce choix “éditorial” à un terrible corollaire : le silence sur les catastrophes humanitaires dues aux massacres, et aux famines qui en résultent, dans d’autres parties du monde.
Un terme est employé pour parler des conflits en Afrique : « Les guerres oubliées ». L’expression n’est pas neutre, il s’agit d’une ignorance choisie et assumée.
Prenons quelques exemples.
Le plus significatif concerne le drame soudanais. La guerre a débuté en avril 2023 entre les deux plus importantes factions rivales du pays. Le pays connaît alors le plus grand déplacement de population au monde : depuis le début du conflit, environ quatorze millions de personnes sont déplacées. Un génocide est perpétré contre certains groupes ethniques tels que les Fours, les Masalit ou les Zaghawa, Le programme alimentaire estime que trente-quatre millions de personnes (65 % de la population) ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence, dix-neuf millions souffrent d’une faim aiguë et six millions cinq cent mille d’une urgence alimentaire extrêmement grave. La famine est déclarée au Darfour-nord et au Kordofan-sud. Le chiffre provisoire est de cent cinquante mille morts car beaucoup de zones ne sont pas encore accessibles et les disparus sont très nombreux.
Pas de Juifs, pas de nouvelles…
Évoquons encore les six millions de morts recensés dans la République démocratique du Congo depuis le début du conflit il y a trente ans.
La situation du Yémen n’est pas plus enviable. On compte deux cent cinquante mille morts dus à la guerre qui dure depuis l’été 2014 entre chiites et sunnites. La famine touche dix-sept millions de personnes, quatre cent soixante mille enfants sont en danger de morts immédiate.
La couverture médiatique occidentale de ces conflits africains reste très faible que ce soit dans la presse française ou internationale. Le rapport de l’ONG CARE (Collective Benefit, Authority to Control, Responsibility, Ethics) publié en 2024 est pourtant explicite : les dix crises humanitaires majeures se situent en Afrique.
Pas de Juifs, pas de nouvelles…
En Afghanistan la situation humanitaire est tout autant catastrophique : vingt-deux millions d’habitants sont dans l’urgence humanitaire, la faim et la malnutrition touchent dix-huit millions de personnes. L’esclavage est officiellement rétabli. Les femmes ont à peine le droit de respirer. C’est le seul droit qui leur reste.
A Haïti, six millions de personnes (52% de la population) subissent la plus grave crise alimentaire en 2026 et un million quatre cent milles personnes ont été déplacées.
Le Myanmar (ex-Birmanie) voit seize millions de personnes nécessitant de l’aide alimentaire avec trois millions six cent mille personnes déplacées. Concernant les Rohingya, on parle d’un génocide qui a débuté en 2017 par toute une série de persécution.
On pourrait multiplier les lieux où se déchaînent la haine, l’oppression et les souffrances…
Pas de Juifs, pas de nouvelles…
Pourquoi ces situations dramatiques intéressent si peu les médias occidentaux ?
A-t-on vu des manifestations monstres à travers les capitales occidentales pour demander l’arrêt de ces guerres ou des campagnes de mobilisation pour venir en aide à ces populations ? A-t-on vu des jeunes « activistes » embarquer dans des flottilles en route vers le Soudan ?
Pourquoi personne n’a manifesté en Europe et à travers le monde contre la guerre en Syrie qui a duré quatre ans (2011 à 2015) et dans laquelle six cent mille personnes ont péri (militaires et civils) ? Pourquoi personne n’a réagi au drame de Yarmouk, ville syrienne en banlieue sud de Damas, où plus de trois mille “palestiniens” furent massacrés dans des conditions effroyables ? Pourquoi rien, ou si peu quand la féroce dictature iranienne martyrise sa population par dizaines de milliers en se livrant aux fusillades, aux pendaisons, aux viols et à la torture ?
Pourquoi les intellectuels “humanistes” toujours si prompts à dénoncer les injustices sont-ils restés si discrets sur ces conflits meurtriers ?
Tout simplement parce qu’aucun Israélien, aucun Juif n’y est impliqué.
En revanche, la guerre menée par les israéliens contre une organisation sanguinaire affiliée aux Frères Musulmans suscite immédiatement un immense tollé. Personne, à part quelques rares journalistes à la déontologie sans faille, ne prend la peine de vérifier la véracité des informations livrées en pâture au public par la propagande du hamas, sous le doux nom de “Ministère de la Santé”.
Mais, quand des millions de vies innocentes sont fauchées par des guerres et des régimes iniques, c’est “silence-radio”..
La mise en cause de l’existence même d’Israël, de la légitimité d’un peuple à vivre sur sa terre, est la seule raison pour laquelle la cause palestinienne capte toutes les attentions et les mobilisations depuis le 7 octobre 2023, reléguant en arrière-plan tous les conflits planétaires. Privilège d’un peuple “élu” ?
La première manifestation « pro palestinienne » s’est déroulée le 19 octobre 2023, soit douze jours après le 7 octobre, et avant même qu’Israël ne lance sa riposte sur le hamas. Aucune manifestation comparable contre la barbarie sans nom qui a accompagné les massacres contre la population israélienne. Ce pogrom, le premier depuis la fin de la seconde guerre mondiale, a été récemment documenté par la Commission Civile d’enquête israélienne. le 12 mai dernier sous le titre : « Silenced no more ». C’est le dossier le plus complet à ce jour sur les atrocités commises le 7 octobre 2023 et pendant la détention des otages. Ce travail qui a duré deux ans s’appuie sur un ensemble sans précédent de documents examinés :
- Plus de dix milles photos et séquences vidéo
- Plus mille huit cents heures de contenu visuel
- Plus de quatre cent trente témoignages avec des survivants, des témoins, des otages libérés, des experts et des membres des familles touchées par ce drame
- Des victimes de cinquante nationalités
- Les conclusions établissent que la violence sexuelle n’était pas accidentelle, mais délibérée, coordonnée et inhérente à l’agression elle-même
Sans plus de succès médiatique en Occident
Silence aussi des médias et propagandistes « pro Palestine » sur la dictature du hamas, et son utilisation de la population civile comme bouclier humain. Silence encore sur les femmes et filles gazaouies. Elles sont pourtant livrées à la servitude sexuelle et aux “mariages” forcés dès l’âge de 14 ans en échange de produits de premières nécessité1.
Et que dire du rouleau compresseur de la désinformation dont il faut souligner l’un des plus effarants traitements mensongers au sujet de la riposte d’Israël sur le hamas. Le dix-sept octobre 2023, un missile s’est abattu sur l’hôpital Al-Ahli Arab à Gaza causant la mort d’au moins 500 personnes. Ce tir, attribué à Israël d’après le ministère de l’information du hamas, diffusera des vidéos tronquées du bombardement de l’armée israélienne
Les premiers communiqués relayés par les chaines d’information en temps réel confirmaient l’implication directe d’Israël dans ce bombardement qui a visé l’hôpital.
La presse écrite reprendra l’information dans ses éditions, et ce, sans vérification autre que celle fournie par le hamas. Cette annonce va se propager et sera reprise par toutes les chaînes d’information.
Cependant, des services américains et des analystes militaires (OSINT) vont rapidement démontrer que le missile, au vu du faible impact au sol, ne pouvait provenir que d’une roquette du hamas.
Il faudra plusieurs jours pour que les médias occidentaux reconnaissent que l’information était prématurée, sans recoupements et donc fausse.
Le traitement de l’information sur Israël est régulièrement biaisé à son désavantage par un parti pris idéologique
En quoi ces “pro-palestiniens” se soucient-ils de la population gazaouie ?
En apportant leur contribution à la diabolisation d’Israël beaucoup de médias et certains personnages politiques collaborent activement à la diffusion de la haine antisémite. Ils portent ainsi une lourde responsabilité dans la multiplication des actes contre les Juifs.
Le font-ils dans le seul but de flatter leur public ou leur électorat ?
Le font-ils en toute sincérité ?
La réponse leur appartient, mais le résultat reste identique…L’antisémitisme progresse sous son masque antisioniste.
- Les témoignages recueillis par Jusoor News et le Daily Mail sont édifiants.En 2026 des femmes vivantes à Gaza brisent le silence et décrivent les abus et l’exploitation généralisée des femmes, décrivent des femmes contraintes à des actes sexuels en échange d’une aide humanitaire de base. Cela concerne au moins 60 000 femmes et filles , en particulier les veuves et déplacées. Mais la presse française et les féministes qui tiennent le haut du pavé restent silencieuses. ↩︎



