- Yod (י), la dixième lettre de l’alphabet hébreu, souvent vue dans la tradition kabbalistique comme le germe de toute création, est le point originel, l’étincelle divine, le commencement de la manifestation. Dans le Tétragramme sacré (YHVH), Yod est la première lettre : elle représente l’idée pure avant la forme, la semence de l’univers.
- On peut y voir un parallèle avec la physique moderne : le passage du point initial (singularité du Big Bang) à l’expansion de l’univers. Le Yod serait l’équivalent symbolique de la singularité — infiniment petit, concentrant toute l’énergie, la potentialité et la lumière. La création, elle, serait l’acte d’expansion, la matérialisation du Verbe ou de l’énergie primordiale en matière, temps et espace.
- D’un point de vue scientifique, cela décrit l’évolution cosmologique :
- L’instant initial — densité et température infinies.
- Expansion et inflation — l’espace-temps se dilate.
- Formation des particules, atomes, galaxies, etc.
- C’est aussi une métaphore de l’éveil de la conscience, du microcosme au macrocosme. Ce qui était un point devient totalité et le Yod demeure en toute chose.
Du Yod à la création
(D’une particule à l’expansion de l’univers)
Avant le temps, avant le jour, dormait un point sans étendue,
Un souffle pur, secret contour, l’étincelle encore inconnue
Brillait un point, silence superbe, le Yod, germe incandescent.
Du cœur du rien monta l’éclat, un feu sans forme ni frontière,
Infime flamme, esprit sans forme, signe caché du mouvement,
Le vide s’ouvrit, l’espace éclata, et naquit l’ombre de la lumière.
Des vents d’énergie, des grains, des lois, la danse du monde commença,
Chaque atome portait en soi le souvenir de ce qui naît là
Chaque étoile est ton empreinte, chaque atome un reflet de toi.
De l’invisible au firmament, tout se tisse d’un même élan,
Du Yod minuscule et brûlant s’élève l’écho des commencements
L’univers s’étend, se déploie, respire encore ce premier son,
Tu dors au seuil de toute norme, premier éclat du firmament
Tu n’as ni nom, ni forme, ni fin, mais tout émane de ton sein ;
Point de lumière et de secret, Yod le tout dans le discret.
Du Yod naquit la vaste sphère, les mers, les cieux, le cœur des voix,
Et l’univers, dans sa lumière, respire encore ton humble choix
Du Yod jaillit la lumière, et le chaos devint Un, Total.
